Les sites de E-Commerce et les plateformes de référencement sont souvent tentés de choisir le Black Hat SEO dans le but d’atteindre des objectifs toujours plus ambitieux. Et cela marche dans la plupart des cas, mais recourir au Black Hat pour le référencement d’un site internet implique des risques qu’il faudrait maîtriser. 

Le Black Hat SEO, c’est quoi au juste ?

Cette expression provient des consignes données par le géant Google qui représente la plus grande part du trafic internet en Europe. Google oppose les White Hat qui respectent à lettre les guidelines aux Black Hat qui vont au-delà des règles imposées pour amadouer les algorithmes dans le but de figurer dans la première partie des résultats du moteur de recherche. Le géant américain déplore ainsi cette pratique ne répondant souvent pas aux attentes des internautes, mais qui servent seulement à créer plus de backlinks vers d’autres sites.

Le processus Black Hat SEO

Le Black Hat implique entre autres la publication de contenus qui vise à optimiser la visibilité d’un site internet. Cela peut être des contenus spinnés semblables les uns des autres qui n’apportent pas de réelles valeurs ajoutées parce qu’une seule version, si elle est bien faite, peut répondre à la recherche de l’internaute. La procédure consiste en général à créer un réseau de sites aux contenus de mauvaise qualité qui font perdre du temps aux internautes. C’est ainsi que les adeptes du Black n’hésitent pas à opter pour le bourrage de mots clés et même la reproduction de contenus identiques sur deux sites différents.

Pour y parvenir, ces partisans du SEO « noir » font appel à des webmasters spécialisés dans le cloaking. Ce procédé consiste à créer deux contenus différents pour une seule page selon les internautes cibles. La première version est destinée au moteur de recherche puisqu’elle est optimisée de manière exagérée avec des mots clés à n’en plus finir. La deuxième version quant à elle s’adresse aux internautes qui verront une page mieux optimisée avec des contenus de qualité. Pour la première version, les webmasters peuvent créer plusieurs redirections pour duper les robots de Google. Cela permet l’optimisation du site qui voit sa visibilité améliorée.

Les risques du Black Hat SEO

Le Black Hat SEO semble donc efficace et Google n’y verra que du feu. Toutefois, les risques existent puisque la frontière est mince entre les pratiques tolérées et les actions interdites. Google a en effet édicté de nouvelles règles qui pénalisent les pratiques non réglementaires en matière de référencement SEO. Ainsi, les sites qui recourent à cette méthode se verront sanctionnés par des pénalités automatiques ou par des sanctions manuelles. Pour ce faire, le moteur de recherche utilise des filtres pour assurer la pertinence des résultats de recherche. Panda déclasse les sites dont les contenus sont médiocres et Pingouin lutte contre les liens qui semblent peu naturels. C’est pourquoi les sites à faible valeur ajoutée dont la production de contenus vise uniquement à satisfaire Google seront pénalisés.

Les pénalités pour les fautifs

Les sanctions peuvent être de plusieurs formes. Dans les meilleurs des cas, les sites peuvent être tout simplement déclassés. Autrement dit, ils se trouvent en dernière page des résultats de recherche des internautes. Cela est très préjudiciable pour un site Ecommerce qui voit son marché s’effondrer. Pour les plateformes qui ont choisi le « duplicate content », elles risquent de voir leurs contenus disparaitre. C’est ce que l’on appelle désindexation. Dans les cas les plus critiques, il se peut que Google classe dans sa liste noire le site web. Ce qui rend à néant tout effort de visibilité sur la toile puisque la résolution de ce problème nécessite la réalisation d’actions particulières qui peuvent prendre du temps. Cas extrême, le piratage de site est non seulement sanctionné par Google, mais entraine aussi des poursuites judiciaires.

Qu’il s’agit de White ou de Black Hat SEO, les techniques de référencement permettent aux sites d’être réactifs dans les résultats de recherche. Toutefois, les risques de dérapage sont bien présents pour ceux qui veulent franchir la ligne rouge. Il serait donc plus judicieux de mieux cibler les internautes et de leur proposer des contenus adaptés à leurs besoins.